...ou quand la police joue la nuit avec sa lampe de poche...
Memotrip...
...ou quand la police joue la nuit avec sa lampe de poche...
…tante Bens qui prêche à haute voix dans la rame...frère white, jackson winner, à se demander comment ça donne le matin quand il se lève, si c’est tout écrasé d’un côté avec la forme de l’oreiller…cousin gonzalez, sa chaîne de vélo au tour du cou, pedro pour prénom, marqué dessus, concentré sur auto-moto…et çui-là…qui donne dans le genre russe jusqu’à l’Assimil et répète avec les lèvres son vocabulaire…vodka, vodka, da, da, da…qu’il faudra d’ailleurs qu’on me dise pourquoi c’est une langue qui se parle avec les sourcils…et le françois là, fatigué de ses quarante trois, blanc comme un linge, qui ferme les yeux pour poser sa tête pleine de travail sur la vitre et titiller son doigt sans alliance…devrait mettre un peu de couleurs pour éclairer la chose…comme fushia et son sac à paillettes, qui ose lire devant tout le monde le journal des toilettes…et bien l’papa, c’est qui que tu fixes comme çà, que t’en décroches pas…bah oui, la reine de ce train-là…avec ses cheveux vapeurs, ses seins fiers et ses jambes à l’air…que t’es pas obligée suzie, d’avoir ce regard de mépris, parce que la reine là, elle a moins de chocolat dans les fesses que toi…et oui, mamie, elles sont comme çà les reines de jeunesse aujourd’hui…lève donc un oeil l’ado, elle te mangera pas si tu le jettes un coup comme tous ceux-là…tuuuutt…ma station…dommage, je vais louper la trompette…et n'ai fait que passer, sans oser, je regrette...
…cracheurs de feu, avaleurs de sabres, cascadeurs, voltigeurs…comment font-elles, les femmes de ces hommes-là…à peut-être trembler que leurs têtes partent en fumée, que leurs gorges se déchirent, que leurs corps se broient ou s’écrasent…comment font-elles…suis à moitié femme de skieur, et déjà, j’ai peur…
…je m’étais préparée à lutter…ça sentait dur…peut-être même guerre…j’y allais armée…le ventre vide pour la légèreté si coups de pieds…le blouson en cuir pour le côté musclé…smack my bitch up dans les oreilles pour me booster…et du coton…pour calmer et panser…tu parles…boule à neige sans eau, flocons au plancher…n’a pas remué, pas bronché, s’est laissé faire…un an et demi de prison et aujourd’hui la porte s’ouvre…sans forcer…évasion accordée…je suis libre…libre de quoi…laisse moi deux s’condes, là j’respire…sur un parking hein, devant la porte…mais j’respire…
…trois ans…je me souviens encore de tout tu sais mimosette…à quinze jours à peine…les nausées, les papillons, tes pieds, tes mains, ta tête, dedans…les nuits à la frontale, les tours en bus, les tagada…allez madame, on pousse…tes yeux grands ouverts déjà, ton pied posé sur l’autre, la tête de papa…et la tienne…de petit chat ivre aussi à 3heures du matin…ton poignet que tu renifles, ton doudou ayé, tes cris de parle…ton aisance avec ton corps, ta volonté…toi toute seule…toujours…facile…à comprendre également…tellement rassurant…des craintes, très peu…des premières séparations, oui…très fort…jusqu’au plus profond…de cette sensation dans mon corps…de te sentir vivre, même dehors…tes sons, tes rires, tes pleurs…tes odeurs, tes humeurs…tes mots, tes pas, tes plats…cochon va…tes blagues, tes colères, tes mystères…si tôt toi…avec tes idées, tes courquoi, tes petites affaires, celles que tu préfères…et tes crabes…grande déjà…j’ai décidé de…les robes, les tites jupes, le pipi vient…peux pas savoir c’que ça m’fait çà…je t’adore lutin à ressors…t’aime comme personne…
…ihihi…cette fois, il était grand et jaune…vraiment grand…un frankenstein chose…démesuré…avec une tête surdimensionnée, un œil quelque peu enfoncé et une bouche extraordinairement épaisse…n’avait dedans plus que les dents du côté…aspirait dans le trou sa lèvre inférieur pour la suçoter…l’avait franchement l’air taré…tout y était…la veste de costume qu’il venait apparemment de récupérer pour s’endimancher…l’ avait encore sur le bord d’une manche le bout de carton agrafé avec la taille et le prix…un pantalon trop petit, légèrement court et boudiné…son matériel précieux regroupé et moulé le long d’une jambe…en évidence…une cravate des années 80 ressortie d’un grenier…tout çà en vilain jaune pâle sur une chemise noire poudrée de je ne sais quoi…tenait dans sa main, au bout de son bras tendu, un agenda officiel de l’Ambassade de Djibouti…année 2007…n’avait qu’un lacet sur deux…se regardait dans le reflet de la porte du wagon…pour juger de son sérieux…et bien sûr, avec une voix d’outre-tombe, s’il pleut à la saint médard, c’est quarante jours de flotte…une scène nationale de showamateurs ce métro…
...bières…absent…du vin, du comté…les yeux fermés…rrrouh du pain…y est presque mais pas encore…pantalon, short, T-Shirt, T-Shirt, pull, hop…ça vient mais pas encore…interlude tir-bouchon…presque là…musique, blabla, studioman, promesses de l’ombre…commence à y être…carré rouge, sous-sol, valises et vérités…ça sent comme tu sais…y est…pas que à cause du vin...hein…et demain, ce s'ra Malaga...TTTheSame...
…si, si…alors là, tu pourras dire tout c’que tu voudras…l’idéal, c’est le gentil bûcheron…gentil mais pas con hein…tu vois quoi…et bûcheron, bah…bûcheron…méh non, pas l’type avec une barbe à carreaux qui pousse des « timber » dans les bois…pfff…un qui te met une main aux fesses en disant « haaaan… », qui s’y colle avec un « Han ! », et puis…aisance…« HAN, HAN »…çui-là voyons…TRES garçon…et la révolution ?...à la cuisine !...s’y sont tous mis, c’est parfait…et l’égalité ?...pour le balais…pour le reste, toi tarzan, moi jane…méh non, pas l’type avec la peau d’bête et les cheveux longs…pfff, c’est pas possible, tu l’fais exprès…l’improbable de ma série…tu vois qui ?...voiiiiilà…çui-là…allez, facile…oh, et en parlant de çà…pour easy seulement, là…parce que bitchy week…un genre qui fend la foule avec son épée pour t’embarquer princesse…cling…
…chanceuses Bienvenu, Aimée, Belle, Désirée…pauvres Prudence, Angélique, Véronique, Elisabeth…le mien de prénom ?...il se mange...ceci explique cela...
...si c’est pas un orage qui vient de nous tomber sur le coin de la gueule alors c’est au moins zeus…le pièce est devenue blanche, flashée, aveuglante…et puis bam…sourd, épais…coup de tonnerre…les murs en ont tremblé…bien contente de ne pas être sous la tente…parce qu’avec c’qui tombe là tout d’suite, l’aurait fallu sortir les pommes de terre sur les piquets et creuser des douves…vu le matos, ça aurait quand même auréolé la toile au bout d’un certain temps, puis plu dedans…un plan à attraper les tongs et le duvet et à courir dormir dans la voiture…tordue, parce que beau être petite, voiture jamais assez grande…et qu’avec le duvet, impossible de s’éparpiller…une jambe par ci, une autre par là, galère avec le bras…en trop çui-là…qu’il serait temps qu’ils arrêtent de coller des accoudoirs sur les portières parce que ça fait chier la tête et que de toute façon, personne ne colle jamais un coude dessus…ah si ?...ah ouais ? qui ?...bah moi ça me termine dans le coffre…que même si la bagnole est petite, c’est toujours là que ça gène le moins…en dos plat et les jambes en grenouille de chaque côté…hop, logée…qu’en plus c’est là que t’as la meilleure baie vitrée pour regarder les étoiles…quand même mieux d'être au chaud sous la rincée...allez, je pense à toi, campeur isolé...
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